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Mais pourquoi donc tous les annonceurs se précipitent-ils sur Internet ?






Une fois n'est pas coutume, c'est un article-support de cours que j'ai envie de rédiger. Cela me servira lundi. Pour le debrief d'un TD pour les 1e années de bts com'. Donc qui dit cours dit plan :
  1. Internet et le web : explications, enjeux
  2. Les internautes français
  3. le défi pour un annonceur : être trouvé ! 

Internet et le web,

Les bases

Internet : c'est l'infrastructure à savoir des ordinateurs, des serveurs, des routeurs... reliés entre eux physiquement et par le biais de logiciels / applications.
World Wide Web (web pour les intimes) : ce sont les informations (vidéos, audio, textes...) accessibles via Internet.

Pour accéder à ces informations, il faut

  • un terminal (ordinateur, smartphone, montre connectée...),
  • un FAI ou fournisseur d'accès à Internet (Orange, Free, SFR...)
  • un logiciel ou une application d'accès au web (comme les navigateurs internet explorer, safari, chrome...),
  • une adresse unique d'identification dite adresse IP pour Internet protocol (il faut bien savoir où "livrer" les informations que vous recherchez).
  • un site web est identifié / localisé sur internet par une url (uniform ressource locator). L'url donne également des informations sur le moyen de se connecter ou protocole de connexion (https, http...)


Une adresse url est constituée par
  • un préfixe : exemple le plus courant www ; 
  • un nom de domaine qui indique le propriétaire du site ;
  • une extension : fr, net, io, com... 
(je vais me faire tuer par les puristes mais bon, schématiquement il y a de cela)

Quelques chiffres pour mesurer la "taille" du web aujourd'hui (source Statista et orson.io)
  • 1.4 milliards de sites internet dans le monde.
  • 330.6 millions de noms de domaines enregistrés.
  • En 2017, plus de 170 000 entreprises en France avait un site de e-commerce
Bref, il y a du monde ! mais comment va-t-on me trouver ? et oui, c'est bien le problème.

Une entrée vers les sites, les moteurs de recherche

Les moteurs de recherche permettent de trouver des informations sur internet abritées dans des sites, dans des réseaux. Le plus connu des moteurs est Google mais il en existe pléthore d'autres : Qwant, ecosia, Bing...
Un moteur de recherche utilise un algorithme - qui lui est propre ou celui d'un autre moteur - pour trouver les informations les plus pertinentes en fonction de la demande ou requête. 

Comment l'algorithme juge-t-il la pertinence ? On peut nommer plusieurs critères : 
  • la fréquentation du site ; 
  • la fiabilité de l'éditeur, 
  • la récence des informations, 
  • l'actualisation fréquente ou non du site, 
  • la présence des mots de la recherche dans les pages du site (on parle de mots clés :-) )
  • la vitesse de chargement des pages, un contenu original et non copié-collé...
Les créateurs des algorithmes n'indiquent pas toujours l'importance de leurs critères, c'est donc un jeu chez les concepteurs de site et les agences digitales que de les retrouver (et là l'expérience prime ainsi qu'un certain esprit geek).

L'optimisation de ces critères permet d'obtenir un meilleur classement, c'est ce que l'on appelle le SEO pour Search Engine Optimization ou référencement naturel
Le SEO s'oppose au SEA ou Search Engine Advertising ou référencement payant

Statistiques sur le SEO, le référencement naturel

  • Plus de 80% des internautes font une recherche en ligne avant d’acheter.
  • 50% des requêtes de recherche ont quatre mots ou plus.
  • 75% des personnes ne vont jamais après la première page des moteurs de recherche.
  • 93% des expériences en ligne commencent avec un moteur de recherche.
  • Google détient actuellement 80,5% du total des parts de marché des moteurs de recherche.
  • 47% des consommateurs voient 3-5 éléments de contenus créés par une entreprise avant de parler à un vendeur de cette entreprise.
  • 1ère position dans les résultats de recherche de Google : 33% des clics.
Source : 58 statistiques fantasmagoriques sur les sites Web : Vendasta (Anglais)

Les internautes (source powertraffic)

Là-aussi, il y a du monde ! 
En 2017, sur les 65,11 millions de Français, 89 % d’entre eux utilisent Internet soit 57,29 millions dont 49,2% d’internautes hommes et 50,8% d’internautes femmes. Elle a en moyenne 41,5 ans et vit dans un environnement urbain (comme les français quoi !?!).
En 2018, 59% des Français ont été sur les réseaux sociaux et 66% des internautes.

Ces internautes utilisent différents terminaux de connexions. Le smartphone est l’équipement le plus utilisé. 46 % des Français se connectent à Internet par ce moyen. L’ordinateur est utilisé par 35 % des Français. La tablette est utilisée par seulement 7 % des Français. 

75 % des internautes, soit 3 Français sur 4 possèdent un smartphone. Parmi ceux qui n’en possèdent pas, on retrouve principalement des personnes retraitées, de 70 ans et plus, des personnes non diplômées, des personnes venant d’une commune rurale, des personnes de classe moyenne inférieure, des personnes vivant seules.

D'autres chiffres qui tuent (source mediametrie) pour dresser un portrait robot :
Si en 2018 près de 53 millions de personnes se connectent chaque mois sur internet, ils sont 43,3 millions chaque jour. Les Français passent en moyenne 1h37 sur internet chaque jour.
Les applications jouent aujourd’hui un rôle central pour les mobinautes ; elles concentrent 90% du temps passé sur smartphone.
Voici l’émergence du « mobile-only », notamment chez les plus jeunes. Ils sont 6 sur 10 à utiliser exclusivement leur smartphone pour naviguer sur internet chaque jour.
Les réseaux sociaux s’imposent comme 1ère activité sur internet : ils représentent 1/5 du temps passé sur internet et 1/3 chez les 15-24 ans. Chaque jour, 30 millions de personnes se rendent sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, chaque génération possède son réseau de prédilection.
39,3 millions d’internautes ont déjà effectué des achats en ligne : c’est près de 9 internautes sur 10. Les journées promotionnelles participent à cet essor du e-commerce et n’ont jamais été aussi populaires : 19 millions d’internautes ont ainsi surfé sur les sites et apps de e-commerce le jour du Black Friday.
un.e français.e qui consomme les contenus du web mais via des portes d'entrée qui se rétrécissent : majoritairement via le mobile, de plus en plus via des applications de site (ex amazon, le bon coin, le monde...) ou via les applications des réseaux sociaux (Facebook, Twitter...)

Les annonceurs, quelles solutions ?

Si on résume la situation pour notre pauvre annonceur, être présent sur le web parait drôlement intéressant : ses clients potentiels, ses cibles sont là ! Toutes ! Seul hic, notre pauvre annonceur ne sera pas tout seul. Difficile d'émerger.

On pourrait faire un parallèle avec l'ouverture d'un magasin. Une boutique avec une enseigne, une belle vitrine, dans une rue passante attirera l'attention sauf si c'est la foire d'empoigne des enseignes (le passant ne verra plus rien).
Une petite boutique dans un coin paumé aura moins de clients sauf si le bouche-à-oreilles est excellent, sauf si sa communauté de clients le soutient... regardez ce que Régis Marcon a réussi à faire à Saint Bonnet le Froid par la qualité de sa cuisine et son ancrage local : il a revitalisé et attiré des personnes du monde entier dans un coin paumé de Haute Loire

Des statistiques pour étayer la 2e approche (Statistiques sur le référencement local)
  • 72% des consommateurs, qui effectuent une recherche locale, visitent un magasin à moins de 8 km de leur emplacement actuel.
  • 86% des personnes recherchent l’emplacement d’une entreprise sur Google Maps.
  • 78% des recherches mobiles basées sur la localisation aboutissent à un achat hors ligne.
  • 94% des utilisateurs mobile recherchent de l’information locale sur leur téléphone.
Source : Statistiques SEO 2017 : Junto (Anglais)  

Voyons voir les approches à la disposition de notre GA (gentil annonceur) sur le www.

Soit on parle de l'annonceur (on appelle cela le earned media) 

Les internautes et mobinautes parlent de l'annonceur sans que ce dernier ne contrôle rien (ou presque). C'est le cas sur des plateformes comme tripadvisor. Mais des usagers de Facebook peuvent aussi parler des associations qu'ils connaissent, des cours qu'ils suivent... 
==> l'annonceur ne contrôle rien mais espère que la tonalité des commentaires et avis sera positive. C'est pas gagné mais quand ça marche c'est tout bénef' 

Soit l'annonceur parle lui-même de lui (on appelle cela le owned media) 

L'annonceur crée son propre site web, il crée sa page sur Facebook... il publiera alors du contenu (vidéo, audio, textes, posts...) qu'il contrôle entièrement 
==> l'annonceur donnera sa version de l'histoire et montrera ses spécificités et soignera ses contenus pour optimiser son référencement naturel. C'est du long terme. 

Soit l'annonceur paye pour qu'on parle de lui (on appelle cela le paid media)  

Achat de liens sponsorisés sur Facebook ou de mots clés sur le moteur de recherche Google ou d'espace publicitaire sur Amazon... là-aussi l'annonceur contrôle la publication. Mais le dialogue avec la communauté est impossible. 
==> L'objectif principal de ce moyen pour l'annonceur est d'être trouvé rapidement sur internet par ses cibles, c'est en partie du référencement payant. C'est du court terme.

En résumé, la plupart du temps, il faudra conjuguer les trois approches. Avec, en mot d'ordre : l'annonceur doit rendre service à sa cible et :
être là où la cible se trouve, quand et comme elle le veut. 

où = réseaux sociaux ? web ? ...
quand = quel rythme de publication ? quel moment de la journée ? combien de temps disponible ?
comment = quel contenu ? quel format ? quel.s terminal.aux de connexion ?




Voilà pour un premier balayage de la présence d'un annonceur sur Internet. Dans de prochains articles, peut-être, nous aborderons les moyens du owned media, leurs contraintes techniques de création, les caractéristiques des cibles des différents sociaux et la mesure des résultats pour chacun d'eux...

Commentaires

  1. Cette fois-ci, j'espère que mon identité sera dévoilée car " unknown "comme signature, c'est pas terrible.
    Je veux la suite Mme Wagnon ! Je veux la suite !

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